Dernier match de l'année 2008 et affiche de gala ce dimanche soir au stade Louis II. Face à une formation bordelaise en pleine forme et avec toutes ses vedettes, la tâche ne s'annonçait pas des plus faciles pour les Rouge Blanc. Mais l'envie de terminer 2008 dans la première partie de tableau était bien présente au sein d'une équipe remaniée mais motivée. Tactiquement, c'est toujours le 4-4-2 qui avait les préférences de Ricardo, mais les nombreuses absences (Leko, Adriano, Pokrivac et Alonso suspendus, Roma, Modesto, Cufré et Park blessés) poussaient le manager brésilien à aligner des joueurs en manque de temps de jeu ces dernières semaines. Mongongu au poste d'arrière droit, Muratori en latéral gauche, Nkoulou à côté de Simic en défense centrale, Kaita associé à Gosso à la récupération ou Mollo sur le côté droit en étaient les parfaits exemples. Du côté de l'attaque, c'est le duo Licata-Pino qui était reconduit pour tenter de perturber l'arrière garde girondine.
Première période de rêve
Plus dynamiques balle aux pieds et perforants sur le front de l'attaque, les Rouge et Blanc prenaient le meilleur départ dans cette partie. La relation Mollo-Pino fonctionnait à plein régime sur le côté droit et l'ASM FC pouvait profiter de la vivacité de ses deux jeunes pour développer un jeu agréable et ambitieux. Pas de gros danger pour autant sur le but de Ramé, jusqu'à la 14ème minute et un coup franc excentré côté gauche à priori anodin pour la défense bordelaise. Sauf que le coup d'½il et le pied droit de Pino envoyaient le ballon directement dans la lucarne opposée : ouverture du score magnifique et deuxième but en deux matches pour le Colombien (1-0, 14e). Les Girondins ne répondaient pas et ce sont au contraire les locaux qui tentaient d'en remettre une couche. Lancé côté droit, Meriem tentait de mettre Licata sur orbite mais c'est le duo Diawara-Ramé qui se jetait pour éloigner le danger (23e).
Dans la foulée, une-deux plein axe entre Meriem et Pino qui pensait profiter du boulevard avant que Chalmé ne commette une vilaine faute pour stopper l'homme de cette première période (26e). Les visiteurs rentraient timidement dans la partie en venant un peu plus côtoyer Ruffier mais ce sont toujours les Monégasques qui se montraient les plus dangereux. Pino prenait de nouveau sa chance mais manquait le cadre (40e). Dans tous les bons coups, le numéro 20 faisait l'effort d'aller presser Chalmé sur son côté juste avant la pause. Une course payante puisqu'il contrait le dégagement de son défenseur, la ballon revenait sur Licata qui éliminait Diawara avant de remporter du plat du pied son face à face avec Ramé. 2-0 pour les Rouge et Blanc à l'issue d'une première période proche de la perfection.
Après le rêve, le cauchemar...
Début de seconde période tout aussi prolifique pour les Rouge et Blanc. C'est encore Pino qui semait la panique dans la défense adverse. Un crochet, une accélération, un coup d'½il et un centre piqué au second poteau : l'enchaînement était parfait pour permettre à Licata, d'une tête bien ajustée, de creuser l'écart (3-0, 49e). Le plus dur allait débuter pour les Monégasques face à des Bordelais désormais ultra offensifs grâce aux entrées conjuguées de Chamakh et Jussiê. Le premier réduisait le score dans la foulée, d'un bon coup de tête (1-3, 52e), avant que Diarra, d'une frappe splendide des 25 mètres, ne permette aux Ciel et Marine de revenir à un but (2-3, 67e). Les Rouge et Blanc tenaient pour l'instant le choc mais de moins en moins le ballon. Et c'est en toute fin de partie que les hommes de Laurent Blanc allaient placer les deux coups de poignards. Le premier par Chamakh d'une nouvelle tête sur corner (3-3, 88e), le second dans la foulée par Cavenaghi, d'un tir croisé du droit dans la surface (3-4, 89e). Scénario définitivement cauchemardesque pour une ASM FC aux deux visages ce dimanche soir.